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CIGARA

Adresses · Maroc · Culture

Le cigare à Rabat : boutiques, salons et bonnes adresses

Par la maison CIGARA, publié le , mis à jour le

Illustration stylisée de la tour Hassan au trait doré, rangées de colonnes inachevées sur l’esplanade, cigare bagué au premier plan et volute montante

Casablanca a le marché, Marrakech les palaces ; Rabat a l’ancienneté. C’est dans la capitale que le circuit officiel du havane marocain est né, en juillet 2011, avec la première Casa del Habano du royaume — sept ans avant Marrakech, huit avant Casablanca. La ville n’en fait pas une affiche : une seule boutique, sept salons qui comptent, des adresses qui se transmettent plus qu’elles ne s’annoncent. C’est la manière de Rabat, capitale administrative et diplomatique — et c’est aussi la ville où s’écrit CIGARA. Voici la carte.

Souissi, la boutique par qui tout a commencé

La Casa del Habano de Rabat occupe les locaux 33-34 de la Galerie Prestige, à l’angle de l’avenue Mohammed VI et de la rue Ahmed Rifaii, à Souissi — le quartier des ambassades, des résidences et des jardins. L’emplacement dit tout du style local : pas de vitrine tapageuse sur un boulevard, une galerie calme dans le quartier le plus feutré de la ville.

C’est la première boutique du réseau officiel marocain, ouverte en juillet 2011 et approvisionnée depuis par le distributeur exclusif des havanes au Maroc. Pendant sept ans, avant Marrakech (2018) puis Casablanca (2019), tout le circuit officiel du pays tenait dans cette adresse. On y trouve le conseil d’une maison qui a l’ancienneté pour elle, et le réflexe reste celui de tout le circuit : appeler avant de se déplacer, les arrivages sont irréguliers. Notre guide des circuits d’achat explique pourquoi ces boutiques officielles comptent autant.

Où fumer : le golf ou le fleuve

Rabat a longtemps manqué du bar à cigares revendiqué de Casablanca ; elle en a un désormais, et sept adresses que bien des capitales lui envieraient.

Le salon cigare du Royal Golf Dar Es Salam, côté institution. Il a un nom depuis 2021 : la Cigare House du ClubHouse Robuchon, la table de Joël Robuchon qui surplombe les greens de l’un des golfs les plus réputés d’Afrique. Ce salon feutré est le lieu de dégustation de la capitale — celui où l’on termine un parcours ou une journée de rendez-vous, module en main, à table et en intérieur, sans que personne ne s’en étonne.

Le Dhow, côté curiosité. Un boutre amarré sur le Bouregreg, au pied de la Kasbah des Oudayas, qui consacre son dimanche soir au cigare et au cognac : on fume sur l’eau, la ville d’un côté, Salé de l’autre. C’est l’adresse la plus singulière du circuit marocain, et la plus facile à offrir à un ami de passage.

Le Blind Tiger, côté palace. Le bar speakeasy du Ritz-Carlton Rabat, à Dar Es Salam, aux portes du Royal Golf : murs noirs, lustre doré, cocktails d’inspiration années 1920 — et le cigare y est bienvenu, ce qui reste rare dans un palace. C’est l’adresse du soir quand on veut joindre le module au verre, sans quitter Souissi.

Le Laila Lounge, côté palace encore, mais face à l’océan. Le salon nocturne du Four Seasons Kasr Al Bahr, ouvert en novembre 2025 dans le plus ancien édifice de l’hôtel, annonce ce que peu d’adresses de la capitale assument : une sélection de cigares et de spiritueux rares, une carte de cocktails et une ambiance jazz. C’est le seul salon rbati, avec le golf, où l’on n’a pas besoin d’arriver équipé.

L’Amber Bar du Sofitel Jardin des Roses, côté habitude. Un bar lounge tamisé, avenue Imam Malek à Souissi, connu pour ses cocktails de création plus que pour un humidor : la maison n’annonce rien, mais les amateurs de la capitale y ont leurs fauteuils. On arrive équipé, et l’on fume au rythme de la carte.

Egiodola, côté table. Le restaurant bistronomique de Hay Riad, mezzanine en bois et escalier hélicoïdal, est la seule maison de la capitale à annoncer noir sur blanc un bar à cigares : un espace à part, où l’on prolonge le dîner module en main, les soirs de jazz surtout. Ouvert dès 16 h, réservation conseillée.

Le Deck du Fairmont La Marina, côté terrasse. Le rooftop de l’hôtel, à la marina du Bouregreg, sur la rive de Salé, regarde Rabat entre le fleuve et l’océan : cuisine pan-latine aux accents nikkei, cabanes autour de la piscine et une grande terrasse à ciel ouvert où le cigare trouve naturellement sa place — à l’heure du coucher de soleil surtout. La maison n’annonce pas de carte de cigares : on arrive équipé. Ouvert tous les jours de midi à 1 h, réservation conseillée.

Pour tout le reste, l’usage rbati est celui du pays : la terrasse par défaut, l’intérieur là où la maison l’assume. Notre guide des fumoirs du Maroc replace ces sept adresses dans le paysage national.

Les dépannages, à leur juste place

La carte du distributeur recense une poignée de points de vente agréés à Rabat, aux côtés de la boutique officielle : Man Ray Drugstore, et trois stations-service — OLA Energy et Winxo en ville, le relais TotalEnergies du Bouregreg sur la route de Salé. Il faut les prendre pour ce qu’ils sont : un dépannage du dimanche soir, pas un comptoir de conseil. On y trouve un module courant, rarement de quoi composer une boîte, et l’étiquette du prix administré reste le seul repère qui vaille.

Absent de cette carte, CIG HOUSE, le tabac du Marché Dar Essalam (angle rue Sahel et avenue du 10 Mars 1982, à Souissi), vaut mieux qu’un dépannage : derrière son comptoir de presse et de gourmandises, une armoire-cave vitrée et éclairée aligne des boîtes ouvertes — Oliva, Horacio, entre autres — à deux pas du Royal Golf. Ouvert de 10 h à 20 h 30. Une adresse récente, à confirmer par un appel, mais qui donne enfin à la capitale un second comptoir où choisir un module.

L’Atlantique travaille pour vous

Comme Casablanca, Rabat bénéficie de la clémence atlantique : l’air marin tempère ce que Marrakech assèche, et un module survit sans drame à un week-end dans la capitale. La menace est intérieure : la climatisation des bureaux, des ministères et des chambres d’hôtel, qui assèche l’air plus sûrement que la rue. Les réflexes tiennent en deux objets : un étui rigide pour la journée, un sachet de régulation dans le bagage pour le séjour — notre guide de l’hygrométrie donne les dosages.

Le cadre et les prix

La loi 15-91 interdit de fumer dans les hôpitaux, les administrations, les transports en commun, les salles de spectacle et les salles de cours — et dans une ville de ministères, les administrations ne manquent pas. Ni les cafés, ni les restaurants, ni les hôtels n’y figurent : la terrasse reste la règle de courtoisie, et la discrétion la règle tout court. Rabat est une ville de protocole ; le cigare s’y fume comme on s’y habille, sans éclat.

Côté tarif, les prix sont administrés par l’État et identiques dans tout le circuit officiel : un Montecristo No. 4 à 150 DH, un Cohiba Siglo I à 400 DH, à Rabat comme partout. Personne ne vous fera de prix, et c’est votre meilleure protection : un cigare nettement sous le barème est un faux. Notre barème officiel des prix des cigares au Maroc donne le tarif de chaque module.

Une journée rbatie, version amateur

  • Matin. Passage à La Casa del Habano de Souissi : deux ou trois modules choisis au comptoir, un conseil sur les arrivages, un étui si vous n’en avez pas.
  • Après-midi. La ville sait marcher : l’esplanade de la tour Hassan et ses colonnes inachevées, le Chellah, les ruelles bleues et blanches des Oudayas — on ne fume pas sur les sites, on les regarde.
  • Soir. Un dîner dans le quartier, puis le salon du Royal Golf Dar Es Salam pour le module de la soirée. Un dimanche, Le Dhow : le cigare sur l’eau, et le pont pour terrasse.

Les réflexes du visiteur

  1. Appelez avant de vous déplacer, boutique comme salons : les stocks sont irréguliers, même au comptoir officiel.
  2. Achetez au comptoir, jamais en ligne ni « par livreur » : il n’existe aucune vente en ligne légale de cigares au Maroc.
  3. Méfiez-vous du prix cassé : le tarif administré est votre garantie d’authenticité, à Rabat comme ailleurs.
  4. Gardez le dimanche soir pour le fleuve. Un module sur le pont du Dhow, face aux Oudayas, est un souvenir que ni Casablanca ni Marrakech ne proposent.

Rabat ne crie pas, elle reçoit. Une boutique qui a l’ancienneté du réseau, un salon de golf, un boutre sur le fleuve : pour l’amateur qui préfère la conversation au spectacle, la capitale est peut-être la ville marocaine où le cigare se fume le mieux — c’est en tout cas celle que CIGARA connaît par cœur.

Ce guide est publié par CIGARA, la boutique d’accessoires cigares au Maroc : humidors, coupe-cigares et briquets torche, bientôt disponibles à Rabat, Casablanca et Marrakech.

Questions fréquentes

Où acheter des cigares à Rabat ?
À La Casa del Habano de Souissi, la boutique officielle de la capitale : 33-34, Galerie Prestige, à l’angle de l’avenue Mohammed VI et de la rue Ahmed Rifaii, dans le quartier des ambassades. C’est la première boutique du réseau officiel marocain, ouverte en juillet 2011, approvisionnée par le distributeur exclusif des havanes au Maroc. En dépannage, la carte du distributeur recense quelques points agréés — Man Ray Drugstore et trois stations-service — utiles pour un module du soir, pas pour composer une boîte. Hors carte, CIG HOUSE, le tabac du Marché Dar Essalam à Souissi, tient une armoire-cave garnie de boîtes ouvertes (Oliva, Horacio) qui vaut mieux qu’un dépannage. Partout, appelez avant de vous déplacer : les arrivages sont irréguliers.
Où fumer un cigare à Rabat ?
Sept adresses assument, en cinq registres. Le salon cigare du Royal Golf Dar Es Salam, côté institution : la Cigare House du ClubHouse Robuchon, le lieu de dégustation feutré de la capitale, dans l’enceinte d’un des golfs les plus réputés d’Afrique. Le Dhow, côté curiosité : un boutre amarré sur le Bouregreg, au pied de la Kasbah des Oudayas, qui consacre son dimanche soir au cigare et au cognac. Le Blind Tiger, côté palace : le bar speakeasy du Ritz-Carlton Rabat, à Dar Es Salam, où le cigare accompagne le cocktail. Le Laila Lounge, côté palace encore : le salon nocturne du Four Seasons Kasr Al Bahr, face à l’Atlantique, avec sa propre sélection de cigares et de spiritueux rares, dans une ambiance jazz. L’Amber Bar du Sofitel Jardin des Roses, à Souissi, bar lounge feutré aux cocktails réputés, où les amateurs rbatis ont leurs habitudes sans que la maison en fasse une carte. Egiodola, côté table : le restaurant bistronomique de Hay Riad annonce son propre bar à cigares, avec des soirées jazz. Le Deck, côté terrasse : le rooftop du Fairmont La Marina, sur la rive de Salé du Bouregreg, cuisine pan-latine et grande terrasse à ciel ouvert où l’on fume face au fleuve, jusqu’à 1 h. Pour le reste, Rabat suit l’usage marocain : la terrasse par défaut, l’intérieur là où la maison l’assume.
Les cigares sont-ils moins chers à Rabat ?
Non : les prix sont administrés par l’État, publiés par circulaire douanière et identiques dans tout le circuit officiel. Un Montecristo No. 4 coûte 150 DH à Rabat comme à Casablanca ou Marrakech, un Cohiba Siglo I 400 DH. Personne ne vous fera de prix, et c’est votre meilleure protection : un cigare nettement sous le barème n’est pas une affaire, c’est un faux. Notre barème officiel des prix détaille toutes les références.
La boutique de Rabat est-elle vraiment la première du Maroc ?
Oui. La Casa del Habano de Souissi a ouvert en juillet 2011, et le réseau officiel marocain s’est construit à partir d’elle : Marrakech n’a suivi qu’en 2018, Casablanca en 2019. Pendant sept ans, l’amateur marocain qui voulait un havane du circuit officiel n’avait qu’une adresse, et elle était dans la capitale. C’est un titre que Rabat ne met pas en vitrine — fidèle en cela à son tempérament.

Sources

Ouverture prochaine

CIGARA ouvre bientôt sa boutique au Maroc

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