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Cigares au Maroc : les marques réellement disponibles
Par la maison CIGARA, publié le , mis à jour le

Quelles marques de cigares trouve-t-on réellement au Maroc ? Une poignée : cinq grandes marques cubaines (Cohiba, Montecristo, Romeo y Julieta, Trinidad et Partagas), quelques havanes d’entrée de gamme comme Quintero ou Guantanamera, et Davidoff et Camacho pour la filière non cubaine. Au barème officiel d’avril 2026, l’unité va de 15 DH pour un Quintero Puritos à 2 800 DH pour un Cohiba Behike BHK 56, au même prix partout : le marché marocain du cigare est un circuit fermé, à prix administrés. Savoir ce qui y figure, et ce qui n’y figure pas, évite les déconvenues, les déplacements inutiles et les contrefaçons.
Comment le marché fonctionne
Trois règles décident de tout ce qui suit. D’abord, les prix du tabac sont fixés par l’État : chaque référence vendue légalement figure, avec son tarif, dans une circulaire de l’Administration des douanes ; la dernière refonte date du 1ᵉʳ avril 2026. Un cigare officiel coûte donc le même prix partout, de Casablanca à Marrakech.
Ensuite, l’importation des havanes passe par un distributeur exclusif : les cigares cubains vendus au Maroc arrivent par la Société marocaine des tabacs, héritière du monopole institué en 1910, qui approvisionne les cinq boutiques La Casa del Habano officielles du royaume et les points de vente agréés ; notre guide des lounges et boutiques en dresse la carte.
Enfin, il n’existe aucune vente en ligne légale. Tout passe par le comptoir. Cette règle simple est votre meilleur détecteur de contrefaçon : un « Cohiba » proposé sur les réseaux sociaux avec livraison à domicile n’a, par construction, rien d’officiel.
Les havanes : le cœur de l’offre
Le portefeuille cubain disponible au Maroc s’articule autour des marques mondiales de Habanos, avec des profondeurs de gamme variables selon les arrivages, d’où le réflexe d’appeler la boutique avant de se déplacer.
Cohiba
La marque amirale de Cuba, née en 1966 pour les cadeaux diplomatiques de l’État cubain, est aussi la plus exposée du marché marocain, et la plus chère. Repères issus des tarifs administrés : la ligne Behike se négocie entre 2 000 et 2 800 DH l’unité depuis la refonte de 2023 (contre 640–740 DH avant), et les Siglo ont accompagné le mouvement. C’est également Cohiba que la contrefaçon imite le plus : hors boutique officielle, prudence maximale. Notre guide des prix des Cohiba au Maroc, module par module détaille toute la gamme, du Mini au Behike.
Montecristo
La marque cubaine la plus vendue au monde, réputée pour son équilibre : c’est souvent par un Montecristo No. 4 ou No. 5 que les amateurs marocains commencent. Le haut de gamme suit l’inflation générale : la vague d’avril 2026 a inscrit le Leyenda à 810 DH l’unité. Notre guide des prix Montecristo au Maroc détaille toute la gamme.
Romeo y Julieta
Le classique romantique de La Havane, historiquement le havane « accessible » du marché marocain ; la presse économique le cite parmi les trois marques les plus consommées du pays avec Cohiba et Trinidad. Ses gammes ont subi jusqu’à +250 % lors de la refonte fiscale ; l’entrée de gamme reste néanmoins l’une des portes les moins chères vers le cigare cubain au Maroc. Notre guide des prix Romeo y Julieta au Maroc détaille toute la gamme ; les autres portes d’entrée sont réunies dans notre sélection de cigares cubains pas chers au Maroc.
Trinidad et Partagas
Deux présences bien établies pour deux caractères opposés : Trinidad, la petite marque précieuse (le Coloniales est passé de 105 à 550 DH), et Partagas, le cubain puissant et terrien, celui que sert, par exemple, l’humidor du Bar Churchill de La Mamounia. Les circulaires d’avril 2026 ont ajusté l’essentiel de leurs catalogues ; notre guide des prix Partagas au Maroc détaille les 23 références de la marque.
Davidoff et Camacho : la filière non cubaine
La grande alternative aux havanes passe par une seule filière : celle du groupe Davidoff. Davidoff d’abord, dont les cigares dominicains cohabitent avec les cubains dans les boutiques et certains palaces : un spectre rare au Maroc, 95 références homologuées, des modules d’initiation de moins de 70 DH aux éditions de prestige à plus de 15 000 DH la boîte de dix. Notre guide des prix des Davidoff au Maroc les détaille ligne par ligne, coffrets Winston Churchill et cigarillos compris. Pour un premier cigare, c’est souvent chez Davidoff que se trouve le meilleur rapport douceur-prix du circuit.
La même filière amène Camacho, la marque hondurienne du groupe et le tempérament bold de la maison : Corojo corsé et épicé pour les amateurs de puissance, Connecticut crémeux pour les autres. C’est aussi l’un des tickets d’entrée les plus doux du non-cubain au Maroc : un Camacho Connecticut Robusto est homologué à 150 DH l’unité (3 000 DH la boîte de vingt), de quoi goûter au Nouveau Monde sans passeport.
Le puro 100 % marocain
Curiosité méconnue : le Maroc roule ses propres cigares. Une manufacture casablancaise, qui opère sous le nom « Habanos S.A. », homonyme sans lien avec la maison cubaine, cultive et roule à la main des puros entièrement marocains, dans ce qu’elle présente comme la première usine de cigares d’Afrique. On les trouve dans sa boutique-club de Casablanca. Aucun palmarès international à ce jour, mais pour l’amateur curieux, c’est une dégustation qui n’existe nulle part ailleurs, et un sujet de conversation imbattable au fumoir.
Ce que vous ne trouverez (presque) pas
Le creux du marché marocain reste le Nouveau Monde hors galaxie Davidoff, même s’il faut nuancer : le barème officiel homologue quelques lignes nicaraguayennes et honduriennes (Oliva et ses NUB, Horacio, Flor de Copan), détaillées dans notre barème des prix des cigares au Maroc. Mais Padrón, Arturo Fuente, My Father, Rocky Patel, les marques qui dominent les palmarès américains, n’y figurent toujours pas, et leur distribution en boutique reste anecdotique. Deux conséquences pratiques :
- La franchise voyageur devient stratégique. 25 cigares entrent au Maroc en franchise, sans déclaration : l’amateur de nicaraguayens fait sa cave à l’étranger et la conserve correctement une fois rentré.
- Méfiance redoublée sur le marché gris. Un Padrón « trouvé » à Casablanca n’a pas de circuit d’importation officiel derrière lui : origine et conservation sont invérifiables.
Même vigilance pour les havanes : la contrebande représente plus de 30 % de la consommation nationale de cigares. Le triptyque prix administré + boutique officielle
- état du cigare (bague nette, cape souple et huilée) reste le meilleur contrôle d’authenticité à la portée de tous.
Lire les prix marocains sans se décourager
Oui, le cigare officiel est cher au Maroc : la fiscalité de 2023 a changé d’époque, et les révisions suivantes n’ont rien rendu. Quelques repères chiffrés, tirés des tarifs administrés relayés par la presse économique :
| Référence | Avant 2023 | Tarif actuel |
|---|---|---|
| Cohiba Panetelas | 130 DH | 330 DH |
| Cohiba Siglo | 160 DH | 400 DH |
| Trinidad Coloniales | 105 DH | 550 DH |
| Montecristo Leyenda | — | 810 DH |
| Cohiba Behike (unité) | 640–740 DH | 2 000–2 800 DH |
| Davidoff Year of the Horse (boîte de 10) | — | 9 390 DH |
Mais le tableau a ses nuances : l’entrée de gamme cubaine et Davidoff restent abordables en absolu, le prix administré vous protège de l’arnaque au touriste, et la franchise de 25 cigares permet de composer une cave mixte (l’officiel local pour l’immédiat, le voyage pour la profondeur). C’est exactement ainsi que les amateurs du pays pratiquent.
Composer sa cave au Maroc : la stratégie de l’amateur
Concrètement, comment un amateur installé au Maroc construit-il sa rotation sans se ruiner ni dépendre des arrivages ? Le schéma qui fonctionne tient en trois étages :
- La rotation courante s’achète localement. Un Montecristo No. 4 ou 5, un Romeo y Julieta d’entrée de gamme, un Davidoff accessible : les modules de semaine se trouvent dans le circuit officiel à des prix encore raisonnables, avec la garantie d’origine en prime.
- La profondeur se rapporte de voyage. Chaque déplacement à l’étranger vaut 25 cigares en franchise : c’est par là qu’entrent les vitoles de garde, les éditions introuvables et tout le Nouveau Monde. Une cave qui grandit ainsi exige une hygrométrie tenue, car les allers-retours climatiques entre l’aéroport et le salon pardonnent peu.
- La curiosité se cultive sur place. Le puro marocain, une visite des humidors de palace, les conseils d’un vrai boutiquier : le circuit court a des plaisirs que la commande internationale n’offrira jamais.
Dernier conseil de la maison : au Maroc plus qu’ailleurs, le lieu d’achat est la marque. Une boutique officielle au stock parfois court vaut toujours mieux qu’un vendeur généreux au catalogue miraculeux.
Ce guide est publié par CIGARA, la boutique d’accessoires cigares au Maroc : humidors, coupe-cigares et briquets torche, bientôt disponibles à Rabat, Casablanca et Marrakech.
Questions fréquentes
- Pourquoi les cigares sont-ils si chers au Maroc ?
- Parce que leurs prix, administrés par l’État, ont été massivement relevés par la refonte fiscale de 2023 : certains havanes ont presque quadruplé (un Cohiba Behike est passé de 640–740 DH à 2 000–2 800 DH), et les vagues suivantes, dont celle d’avril 2026, ont poursuivi le mouvement. Le tarif étant fixé par circulaire douanière, il est identique dans tout le circuit officiel : inutile de chercher une boutique « moins chère ».
- Peut-on acheter des cigares en ligne au Maroc ?
- Non. Il n’existe aucune vente en ligne légale de cigares au Maroc : les havanes passent exclusivement par le comptoir des points de vente autorisés, approvisionnés par le distributeur exclusif. Tout site ou compte social proposant des « cubains » livrés à domicile opère hors circuit officiel, avec un risque de contrefaçon très élevé.
- Comment reconnaître un cigare contrefait au Maroc ?
- Trois signaux valent tous les tutoriels : le prix (nettement sous le tarif administré = faux quasi certain, la contrebande représentant plus de 30 % de la consommation nationale), le lieu (hors boutique officielle ou point de vente agréé, la garantie disparaît) et l’état (bague mal imprimée, boîte sans scellés conformes, cape terne ou cassante). Dans le doute, achetez en boutique La Casa del Habano : c’est leur métier de garantir l’origine.
- Trouve-t-on des cigares nicaraguayens ou dominicains au Maroc ?
- Plus qu’on ne le croit, mais dans un périmètre étroit : les dominicains de Davidoff et les honduriens de Camacho dominent, et le barème officiel homologue aussi quelques lignes nicaraguayennes (Oliva et ses NUB, Horacio, Zino) et honduriennes (Flor de Copan). En revanche, Padrón, Arturo Fuente, My Father et les autres stars des palmarès américains n’y figurent toujours pas : pour elles, l’amateur utilise la franchise voyageur de 25 cigares, et les conserve ensuite dans de bonnes conditions ; notre guide de la conservation en climat sec explique comment.
